{"id":2368,"date":"2021-07-21T00:39:04","date_gmt":"2021-07-21T00:39:04","guid":{"rendered":"https:\/\/andreamontiel.mx\/?p=2368"},"modified":"2021-11-11T17:56:25","modified_gmt":"2021-11-11T17:56:25","slug":"pita-amor-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/andreamontiel.mx\/?p=2368","title":{"rendered":"Pita Amor"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">capricieuse comme la vie m\u00e9me<\/h2>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group has-background is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow\" style=\"background-color:#eeeeeb\"><div class=\"wp-block-group__inner-container\">\n<p>Connaitre Pita Amor fut quelque chose d&#8217;inoubliable. Je me rappelle d&#8217;elle dans la grande avenue Reforma avec sa canne et une coiffure avec une grande fleur sur la t\u00e9te. La<br>canne \u00e9tait une sorte d&#8217; arme pour freiner les voitures et pour s&#8217;aider a traverser la rue jusqu&#8217;a l&#8217;autre trottoir. De pas en pas, elle donnait des coups; elle s&#8217;irnmobilisait avec<br>gr\u00e1ce et arr\u00e9tait les automobiles pour passer la premiere. Elle parlait toute seule et \u00e9levait la voix pour crier: Stop! Stop! Pita Amor passe !<\/p>\n\n\n\n<p>Je me rappelle aussi d&#8217;une fois o\u00fc, dans un restaurant italien de la Zona Rosa, avec grande superbe, elle r\u00e9citait ses poemes devant ses compagnons, en majorit\u00e9 des hornmes. J&#8217; \u00e9tais a une autre table a manger des spaghettis en conversant avec ma famille. Pita a os\u00e9 se lever et se diriger vers nous pour nous faire taire parce que tous avaient l&#8217;obligation d&#8217;\u00e9couter la d\u00e9clamation exalt\u00e9e de sa po\u00e9sie.<\/p>\n\n\n\n<p>Apres quelque temps, j&#8217; ai eu l&#8217; opportunit\u00e9 d&#8217; \u00e9changer quelques mots avec elle dans un bar de Coyoac\u00e1n appel\u00e9 El H\u00e1bito, propri\u00e9t\u00e9 des com\u00e9diennes et amies Jesusa Rodr\u00edguez et Liliana Felipe, o\u00fc se pr\u00e9sentaient des spectacles difficiles a classer, des plus \u00e9litistes aux plus populaires, de la trag\u00e9die grecque au cabaret, des Indiens pr\u00e9colombiens aux eeuvres lyriques, de la revue, sketch, ou farce a la performance critique sur quelques projets poli-<br>tiques mexicains du moment. Pita \u00e9tait une cliente assidue du bar et j&#8217; ai pu parler avec elle gr\u00e1ce a notre amiti\u00e9 mutuelle avec Quico, Enrique Rodr\u00edguez, le frere de Jesusa.<br>Notre poete I&#8217; appr\u00e9ciait vraiment, car elle avait total e confiance en lui et paree qu&#8217;il \u00e9tait un gentil compagnon qui l&#8217; invitait a sortir et la ramenait chez elle apres avoir d\u00e9gust\u00e9 un bon repas et un petit verre. Dans d&#8217; autres circonstances, il aurait \u00e9t\u00e9 impossible de s&#8217;approcher de Pita, car, \u00e0 cette \u00e9poque, dans les ann\u00e9es quatre-vingt, elle n&#8217;aimait parler avec personne et permettait encore moins qu&#8217;on la touche.<\/p>\n\n\n\n<p>D&#8217;une personnalit\u00e9 difficile et \u00e9crasante, Pita \u00e9tait une femme diserte de vers et de phrases presque c\u00e9lebres qu&#8217;elle disait \u00e0 tout le monde: \u00e0 Jesusa Rodr\u00edguez &#8211; <em>Tu <\/em><em>e<\/em><em>s <\/em><em>inimaginable! Mieux que Chaplin!;<\/em>\u00e0la com\u00e9dienne Patricia Reyes Esp\u00edndola pendant qu&#8217;elle jouait au th\u00e9atre &#8211; <em>Patricia, descends de la <\/em><em>sc\u00e9ne <\/em><em>imm\u00e9diatement! Cette <\/em><em>ceu<\/em><em>v<\/em><em>re <\/em><em>est pour les tar\u00e9s, elle ne te m\u00e9rite pas! Descends, Patric<\/em><em>i<\/em><em>a, <\/em><em>OU <\/em><em>e&#8217; est moi qui vais monter sur sc\u00e9ne <\/em><em>I <\/em>; aux chauffeurs de taxis et aux serveurs, elle criait sans consid\u00e9ration &#8211; <em>Fa<\/em><em>ce<\/em><em>s <\/em><em>de singes, ne: de mangue, nains guat\u00e9malt\u00e9ques <\/em><em>! <\/em>M\u00e9me dans les grands tremblements de terre de 1985, au milieu de l&#8217;horrible destruction de la ville de M\u00e9xico, on lui a demand\u00e9 son opinion et elle a dit &#8211; <em>C&#8217;est bien! 9a nous d\u00e9barr<\/em><em>a<\/em><em>s<\/em><em>se de la vermine! <\/em>C&#8217; \u00e9tait Pita Amor, au fort temp\u00e9rament,<br>tellement que qulqu&#8217;un l&#8217;a surnomm\u00e9e <em>la grand-m\u00e9re <\/em><em>d<\/em><em>e <\/em><em>Batman.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Quico avait l&#8217;habitude de lui demander: <em>Et, toi, q<\/em><em>u<\/em><em>el <\/em><em>\u00e1ge <\/em><em>as-tu? <\/em>Pita, en criant, r\u00e9pondait: <em>Grossier, demand<\/em><em>e<\/em><em>r <\/em><em>cela a une dame; j&#8217;ai <\/em>1984, <em>plus la Grece que je me re<\/em><em>t<\/em><em>i<\/em><em>re!<\/em> &#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211;<em>As-tu un doctorat? <\/em>&#8211; <em>Ni doctorat ni r\u00eden! M<\/em><em>o<\/em><em>i, <\/em><em>je suis l&#8217; Universit\u00e9, tu as le temps de te cultiver; nous, <\/em><em>le<\/em><em>s <\/em><em>artistes, n&#8217; avons pas le temps de nous cultiver; nous, l<\/em><em>e<\/em><em>s <\/em><em>artistes, nous sommes la culture!<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Lorsqu&#8217;ill&#8217;invitait&nbsp; a manger au Restaurant Prendes, elle n&#8217;h\u00e9sitait pas une seconde pour frapper les serveurs af\u00edn de les \u00e9carter devant elle: <em>le ne supporte pas les serveu<\/em><em>r<\/em><em>s<br><\/em><em>petits et chauves! <\/em>Et le pain \u00e9tait devenu des miettes sur le plancher tout autour d&#8217; elle. Tout le monde savait alors: <em>Ic<\/em><em>i a <\/em><em>mang\u00e9 Pita Amor.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Selon ce que Quico m&#8217;a racont\u00e9, durant les ann\u00e9es quatre-vingt, Pita habitait la rue Bucareli, dans un beau b\u00e1timent du dix-neuvieme siecle. L&#8217;\u00e9difice \u00e9tait a demi<br>d\u00e9truit et l&#8217; ascenseur ne fonctionnait paso Son petit appartement se trouvait sur les toits et, pour s&#8217;y rendre, il \u00e9tait n\u00e9cessaire de monter plusieurs escaliers en spirale. En montant et en descendant ces marches, Pita disait toujours :<\/p>\n\n\n\n<p><em>Tais-toi et tiens la rampe<\/em><em>, <\/em><em>ce doit <\/em><em>\u00e9tre <\/em><em>ainsi, monter et ne pas parler, jamais tu ne dois placoter quand tu montes ou descends en tenant la rampe! <\/em>Et, bien s\u00fcr, l&#8217;habitude de ne<br>pas ouvrir la bouche dans les escaliers est rest\u00e9e bien ancr\u00e9e chez Quico.: avec le souvenir de Pita qui, chaque fbis qu&#8217; elle descendait les marches et arrivait sur les paliers, s&#8217;arr\u00e9tait pour r\u00e9citer un poeme \u00e0 propos de cette anecdote, je me souviens du poeme \u00e9crit par Jesusa et Liliana:<\/p>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-layout-1 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\"><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column has-background is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\" style=\"background-color:#eeeeeb;flex-basis:950px\">\n<pre class=\"wp-block-verse\">DANS L'ABIME DE PITA AMOR \r\n\nDans l' abime o\u00fa habitent des muets \r\nta voix, ta voix, ta voix, fa voix, ta voix, \r\nton intelligence cruelle d\u00e9fait le nceud \r\nton cceur brutal, tes yeux deux. \r\n\nDans l' abime des escaliers \r\nmarche, marcher, marcher et qu 'importe, \r\nsi ton soulier est fid\u00e9le comme tes cernes \r\nc'est mieux de rever, mieux de ne pas savoir. \r\n\nUne marche, une autre \r\net sur le palier, quelque sonnet \r\narrive discret, vient et va. \r\n\nDeux mille sonnets, neuf cents quintiles et sizains, \r\ndans l'abime de la versification, \r\njusqu' au miroir qui regarde en silence, \r\net qui dirait tes vers s'il pouvait parlero \r\nLa surface de mercure imm\u00e9morial, \r\nimitation d'objets, connait des secrets qu'il taira. \r\n\nDans l' abime de tant de mensonges, \r\ndire la v\u00e9rit\u00e9 parait d\u00e9mentiel : \r\n\u00ab N\u00e9cessiteux, juges adipeux, fous ambitieux, \r\namants timor\u00e9s, po\u00e9tes banals, vices ancestraux, \r\np\u00e9ch\u00e9s v\u00e9niels, tromperies \u00e9normes et municipales \u00bb. \r\n\nDans tes abimes de vers, de quintiles, de sizains, \r\ndans ton nom d'Amor, en toi la po\u00e9sie, \r\ntrois mille sonnets, mille cinq cents quintiles et sizains, \r\nnous avons beso in encore de Pita. \r\n<\/pre>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\"><\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow\"><div class=\"wp-block-group__inner-container\">\n<div class=\"wp-block-group has-background is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow\" style=\"background-color:#eeeeeb\"><div class=\"wp-block-group__inner-container\">\n<p>Ce petit appartement de Pita \u00e9tait couvert de couches de poussierc infinies, peut-\u00e9tre \u00e9taient-ce les souvenirs et les moments d&#8217;intensit\u00e9 qu&#8217;elle avait v\u00e9cus pendant toute sa<br>vie. Cet amas de particules \u00e9tait s\u00fcrement celui dont elle avait fait l&#8217; \u00e9loge, plusieurs ann\u00e9es auparavant, en 1949, dans son livre <em>Polvo <\/em>\/ <em>Po <\/em><em>ussi\u00e9re, <\/em>quand elle nous raconte:<\/p>\n\n\n\n<p><em>le me sens naufrag\u00e9e,<\/em><br><em>la mar\u00e9e de poussiere m&#8217;a envahie.<br>Sij&#8217;\u00e9tais en train de me br\u00fcler;<br>aujourd&#8217;huij&#8217;ai reconnu<\/em><br><em>que ne pas \u00e9tre est mon sens authentique.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Poussi\u00e9re, tu es le but<\/em><br><em>et le trajet cendreux des choses.<br>Tout en toi se concr\u00e9tise,<\/em><br><em>et harc\u00e9le \u00e9ternellement<\/em><br><em>les chambres, les berceaux et les fosses.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Comment d\u00e9finir, d\u00e9crire, dessiner, dire Pita Amor, cette fernme \u00e9trange et controvers\u00e9e qui a d\u00e9nud\u00e9 son corps et son ame pour les r\u00e9pandre sur les pages de ses livres ; cette belle fernme, scandaleuse, privil\u00e9gi\u00e9e et capricieuse cornme la vie m\u00e9me ; cette fernme si amoureuse de sa personne qu&#8217;elle n&#8217;a pas pu aimer quelqu&#8217;un d&#8217;autre; Pita, \u00abla reine de la nuit \u00bb; Pita, sa propre maison, habitant un monde qui lui fut \u00e9tranger; Pita qui, avec d\u00e9lire, a chant\u00e9 Dieu, la mort, la folie, l&#8217; angoisse, l&#8217; obscur, le n\u00e9ant? &nbsp;Cornment la d\u00e9finir, sinon avec ses propres mots, avec les vers qui ont su la d\u00e9crire sans h\u00e9siter dans sa po\u00e9sie :<\/p>\n\n\n\n<p><br><em>LITANIE DE MES D\u00c9FAUTS<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Je suis vaniteuse, despotique, blasph\u00e9matoire;<br>superbe, hautaine, ingrate, d\u00e9daigneuse;<\/em><br><em>mais je conserve encore un teint de rose.<\/em><br><em>Le feu de l&#8217; enfer me consume.<\/em><br><em>Mon systeme est de cristal cisel\u00e9.<\/em><br><em>le suis \u00e9gotiste, froide, tumultueuse.<\/em><br><em>le m&#8217; effrite comme un fragile papillon.<br>J&#8217; ai construit moi-m\u00e9me mon anath\u00e9me.<br>le suis perverse, m\u00e9chante, vindicative.<br>Mon sang est pr\u00e9t\u00e9 et fugitif.<\/em><br><em>Mes pens\u00e9es sont tres tacitumes.<\/em><br><em>Mes r\u00e9ves de p\u00e9ch\u00e9 sont noctumes.<\/em><br><em>le suis hyst\u00e9rique, folle, d\u00e9rang\u00e9e;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>mais <\/em><em>d\u00e9j\u00e1 <\/em><em>condamn\u00e9e al&#8217; \u00e9temit\u00e9.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>C&#8217;\u00e9tait &#8230;<br>C&#8217;est la poete mexicaine : Pita Amor<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow\"><div class=\"wp-block-group__inner-container\">\n<p class=\"has-text-align-right\"><strong>ANDREA MONTIEL<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\">texto traducido al franc\u00e9s\u00a0 y publicado<br>en la Revista L\u00c8VRES URBAINES #43<br>Director Claude Beausoleil\u00a0 Trois Rivi\u00e8res\u00a0 2011<\/p>\n<\/div><\/div>\n<\/div><\/div>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-gallery columns-2 is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex\"><ul class=\"blocks-gallery-grid\"><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"680\" height=\"1024\" src=\"http:\/\/andreamontiel.mx\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/LEVRES-URBAINES-contraportada-copia-1-680x1024.jpg\" alt=\"\" data-id=\"2370\" data-full-url=\"http:\/\/andreamontiel.mx\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/LEVRES-URBAINES-contraportada-copia-1.jpg\" data-link=\"https:\/\/andreamontiel.mx\/?attachment_id=2370\" class=\"wp-image-2370\" srcset=\"https:\/\/andreamontiel.mx\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/LEVRES-URBAINES-contraportada-copia-1-680x1024.jpg 680w, https:\/\/andreamontiel.mx\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/LEVRES-URBAINES-contraportada-copia-1-199x300.jpg 199w, https:\/\/andreamontiel.mx\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/LEVRES-URBAINES-contraportada-copia-1-768x1157.jpg 768w, https:\/\/andreamontiel.mx\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/LEVRES-URBAINES-contraportada-copia-1-1020x1536.jpg 1020w, https:\/\/andreamontiel.mx\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/LEVRES-URBAINES-contraportada-copia-1-600x904.jpg 600w, https:\/\/andreamontiel.mx\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/LEVRES-URBAINES-contraportada-copia-1.jpg 1189w\" sizes=\"(max-width: 680px) 100vw, 680px\" \/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"684\" height=\"1024\" src=\"http:\/\/andreamontiel.mx\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/LEVRES-URBAINES-Pita-Amor-copia-684x1024.jpg\" alt=\"\" data-id=\"2365\" data-full-url=\"http:\/\/andreamontiel.mx\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/LEVRES-URBAINES-Pita-Amor-copia.jpg\" data-link=\"https:\/\/andreamontiel.mx\/?attachment_id=2365\" class=\"wp-image-2365\" srcset=\"https:\/\/andreamontiel.mx\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/LEVRES-URBAINES-Pita-Amor-copia-684x1024.jpg 684w, https:\/\/andreamontiel.mx\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/LEVRES-URBAINES-Pita-Amor-copia-201x300.jpg 201w, https:\/\/andreamontiel.mx\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/LEVRES-URBAINES-Pita-Amor-copia-768x1149.jpg 768w, https:\/\/andreamontiel.mx\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/LEVRES-URBAINES-Pita-Amor-copia-1027x1536.jpg 1027w, https:\/\/andreamontiel.mx\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/LEVRES-URBAINES-Pita-Amor-copia-600x898.jpg 600w, https:\/\/andreamontiel.mx\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/LEVRES-URBAINES-Pita-Amor-copia.jpg 1183w\" sizes=\"(max-width: 684px) 100vw, 684px\" \/><\/figure><\/li><\/ul><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>capricieuse comme la vie m\u00e9me Connaitre Pita Amor fut quelque chose d&#8217;inoubliable. 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